Pleine conscience et MBSR : apaiser ses tensions, retrouver la bienveillance et la joie par la pleine conscience.

MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) et Communication Bienveillante. Séances, programmes et ateliers de méditation de pleine conscience et MBSR, de communication bienveillante à Lille, Hauts de France et en Belgique pour les entreprises et les particuliers. Par Stéphane Nau, instructeur MBSR (Center for Mindfulness, Ecole de Médecine de l'Université du Massachusetts, créé par Jon Kabat Zinn).

Lettre au printemps

Mon très cher printemps,

Comment vas-tu ? Tes vacances se sont-elles bien passées ? Un an maintenant que tu attends ton tour… Moi, je vais très bien, comme toujours quand le soleil brille. D’ailleurs, j’ai envie de te décrire la charmante scène que j’observe en ce moment dans le jardin.

Les jonquilles sont déjà sorties de terre. Elles font de joyeuses taches colorées dans la pelouse. Les pâquerettes s’en donnent également à coeur joie, de leur rose-blanc timide vêtues ! Bien sûr, toutes ces jolies fleurs attirent les insectes et les petites bêtes. De ma fenêtre, je vois une coccinelle rouge à pois noirs, un papillon et deux abeilles qui volent dans la légèreté de l’instant.

La mare au détour du chemin vert est habitée par une grenouille depuis peu. Peut-être sa famille est-elle cachée sous les herbes ? En tout cas, une seule grenouille ose se dévoiler, fière de sa minuscule taille. Je crois qu’elle regarde les abeilles avec intérêt – et envie ? Souriant tintamarre matinal.

Les animaux peuvent enfin sortir de leur abri et se dégourdir dans l’herbe. J’ai croisé des poussins piaillant quittant leur nid. Bientôt, nous aurons du mal à les retrouver dans tous les coins du jardin ! Leur démarche incertaine et poétique, tout autant que leur couinement léger me fait penser à la fragilité de notre vie. Un lièvre profite du soleil, son pelage a l’air chaud. Dans le froid du matin, il gambade. Délicieux paradoxe.

Les fleurs charmeuses du cerisier vont éclore de milles légèretés. peut être pourrons nous nous prélasser à leur ombre délicate dans une pause tranquille ?

L’envie me prend de revenir au silence de l’éclosion. Que de graines semées, que de joies à récolter !

Je repense à nos lectures et nos ressentis conjugués, ces mots de Woodsworth te toucheront encore, j’en suis sûr. Intimité partagée :

J’errais solitaire nuage,
Qui vogue haut sur monts et vaux,
Quand d’un coup je vis une foule,
Un essaim de jonquilles d’or ;
Le long du lac et sous les arbres,
Voletant, dansant dans la brise.

Constantes comme les étoiles
Qui sur la Voie Lactée scintillent,
En ligne elles s’étendaient sans fin
Le long du rebord de la baie :
J’en vis dix-mille en un coup d’œil,
Qui dansaient agitant la tête.

Près d’elles les vagues dansaient,
Mais brillaient moins qu’elles n’étaient gaies ;
Ravi ne peut qu’être un poète
En si riante compagnie :
Je scrutai, scrutai, sans savoir
Quel trésor leur vue me confiait :

Car souvent lorsque je m’allonge
Que je sois rêveur ou pensif,
Elles brillent pour l’œil intérieur,
Félicité des solitaires,
Et de plaisir mon cœur s’emplit
Et danse parmi les jonquilles.

Wordsworth, Les Jonquilles (1815)

Je te laisse, tendre toi.

Heureux printemps, ciel azur…

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