Apaiser ses tensions, retrouver la bienveillance et la joie par la pleine conscience.

MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction). Séances, programmes et ateliers de méditation de pleine conscience et MBSR à Lille, Hauts de France et en Belgique pour les entreprises et les particuliers. Par Stéphane Nau, instructeur MBSR (Center for Mindfulness, Ecole de Médecine de l'Université du Massachusetts, créé par Jon Kabat Zinn).

Stress et sexe : oh la la !

Baisse de désir, de la fréquence des rapports ou troubles de l’érection, le stress peut réellement miner votre vie sexuelle. En France, un homme sur cinq souffre de troubles de l’érection fréquents ou occasionnels. Dans la majorité de ces cas, ces problèmes sont d’origine psychologique. Une enquête Louis Harris réalisée en mai 2001 nous montre l’impact du stress sur les relations sexuelles :

  • Près de quatre hommes stressés sur 10 avouent que le stress a une influence néfaste sur leur sexualité ;
  • Dans 86 % des cas, il peut s’agir d’une baisse de la fréquence des rapports sexuels, ou encore d’une diminution du désir ;
  • Dans 29 % des cas, le stress peut être à l’origine de véritables troubles de l’érection ;
  • Ces troubles sont indépendants de l’âge mais varient fortement d’un individu à l’autre selon la façon de gérer son stress. Le degré de fragilité psychologique va de pair avec l’importance des troubles ;
  • A l’inverse, les vertus des câlins sous la couette font la quasi-unanimité. Près de 9 hommes sur dix estiment qu’avoir une relation sexuelle régulière et agréable permet d’être moins stressé.

Le stress est pourtant une réaction naturelle de l’organisme. Elle propulse l’individu qui le ressent dans un état qui peut le déséquilibrer complètement ou partiellement. Certaines personnes parviennent plus facilement que d’autres à composer avec celui-ci et les raisons pour lesquelles cela se produit ne sont pas toujours simples à comprendre. En quoi le peut influencer – souvent négativement – la sexualité…

Qu’est-ce que le stress (quelques éléments scientifiques) ?

En 1927, W.B. Cannon développe la première théorie du stress qu’il définit comme une réaction physiologique liée aux émotions et visant à rétablir l’homéostasie. Pour lui, la réponse au stress fait partie d’un système unifié corps/esprit dans lequel l’excitation physiologique et l’expérience émotionnelle sont concomitantes, donnant lieu à un modèle de réaction comportementale appelé “fight or flight” (fuir ou combattre).

Dès 1946, Hans Selye, à l’Université McGill, va faire du stress un concept majeur à la fois en médecine et en psychologie. Il décrit une série de réactions biologiques et physiologiques survenant sous l’effet de divers facteurs de stress : mise en jeu de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien entraînant la sécrétion de cortisol, stimulation de la médullosurrénale responsable d’une sécrétion d’adrénaline, activation du système nerveux sympathique entraînant de multiples réactions viscérales. En 1956, Selye désigne cette réponse globale sous le terme de “syndrome général d’adaptation”, dont il distingue trois phases : la phase d’alarme ou phase de choc, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

En 1974, afin de ne pas donner au stress un sens univoque, Selye distingue “l’eustress”, qui s’accompagne d’agrément et de bien-être, et le “distress”, désagréable, insupportable et qui se traduit souvent par un sentiment de détresse. La psychologie de la santé s’intéresse essentiellement au “distress” qui, par ses effets négatifs, a des répercussions sur la santé en particulier par l’intermédiaire des facteurs de risque.

Le sexe, fortement impacté par le stress

La sexualité fluctue naturellement en fonction de l’état d’être et de nombreux autres facteurs. Des stresseurs peuvent influencer directement la réponse sexuelle et rendre l’intimité peu satisfaisante lorsque ceux-ci parviennent à faire leur chemin jusque sous les couvertures.

Lors d’une séance MBSR (programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience) un participant a exprimé être un homme vraiment vraiment stressé dans la vie. Un travail très exigeant, le sentiment d’être indispensable, beaucoup de gens dépendant de lui pour leur santé. Il avait le sentiment de porter un poids énorme sur ses épaules et a beaucoup de difficulté à s’en défaire. Il affirme qu’il n’est pas rare de transporter son stress à la maison et même dans sa chambre à coucher. Sa femme réagit avec beaucoup de patience, mais cela use leur relation. « Un jour, elle partira, je dois agir».

Un stress chronique peut avoir des conséquences graves sur la santé, mais également engendrer de nombreuses difficultés d’ordre sexuel. Chez la femme et chez l’homme, ces problématiques peuvent se situer à n’importe quel moment de la réponse sexuelle : le désir, l’excitation ou l’orgasme, mais de façon générale, ce sont les phases du désir et de l’excitation qui sont principalement touchées. Troubles érectiles, problèmes de désir, de lubrification vaginale, bref, les chamboulements sont nombreux.

Si les rapports sexuels peuvent avoir un effet anti-stress, la peur de l’échec peut être source de vives angoisses… Le plus grave est la possible mise en place d’une véritable cercle vicieux. Suite à des pannes précédentes, l’homme est tellement anxieux que l’érection devient impossible. L’attitude de la partenaire est capitale pour ne pas laisser s’installer une spirale de l’échec.

La méditation, une approche qui aide.

Dans un premier temps, il est important de déterminer les sources principales de votre état de stress – les stresseurs. Une séance complète du MBSR est consacrée à reconnaître ceux-ci. Ensuite, il est essentiel de s’y « attaquer », de rechercher et de trouver des solutions pour faire diminuer cet état, sinon l’éliminer complètement (ce qui peut parfois être utopique !). La méditation, ne se substituant pas à une consultation thérapeutique ou médicale si elle est nécessaire, sont d’un grand secours.

De nombreuses études médicales et scientifiques ont démontré que la pratique de la méditation dans le cadre d’un programme de 8 semaines est très bénéfique dans la reconnaissance de nos stresseurs et dans l’accès aux solutions. En effet, réduire sa tension (comme la paralysie devant un « enjeu » sexuel, le manque de désir qui en résulte, et les troubles cités ci dessus) permet d’ouvrir un espace de calme plus grand. Ainsi, dans cet espace, il est possible de mettre des solutions pour sortir de l’impasse.

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