Pleine conscience et MBSR : apaiser ses tensions, retrouver la bienveillance et la joie par la pleine conscience.

MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) et Communication Bienveillante. Séances, programmes et ateliers de méditation de pleine conscience et MBSR, de communication bienveillante à Lille, Hauts de France et en Belgique pour les entreprises et les particuliers. Par Stéphane Nau, instructeur MBSR (Center for Mindfulness, Ecole de Médecine de l'Université du Massachusetts, créé par Jon Kabat Zinn).

Retrouver la paix intérieure

En ce jour de 11 novembre, lors de ma pratique quotidienne, mon esprit était très agité. Il partait dans des pensées du type « le monde est fou », « pourquoi la guerre », « quelle tristesse… ».

Oui, en ce jour de 11 novembre, je prends conscience avec sans doute plus de sensibilité que jamais, des divisions est des dés-unions. Je vois. Je sens.

Je pourrais en rester là : me dire, avec un certain fatalisme, que c’est inéluctable, « ainsi va la marche du monde », et attendre… que la solution viennent de l’extérieur. D’un pouvoir quelconque, bien inspiré d’agir à ma place, résolvant les conflits et apaisant le monde à ma place. Ah, enfin, je serai bien, libéré de mes pensées grises !

Ce serait oublier une donnée essentielle de ma vie : je fais partie de cette situation. Je suis dedans, engagé dans le mouvement. D’une certaine manière, je suis co-responsable parce que je suis relié à tout cela. C’est ce que l’on appelle l’interdépendance.

C’est aussi ce que j’ai vu dans ma pratique de méditation ce matin : j’obéis aux règles de la nature et de la vie, dans lesquelles tout EST ensemble. Si je parle, cela a un impact sur l’autre. Si je respire, cela a un impact sur la nature. Je suis échange. Je fais partie de.

Ceci pose les bases d’un engagement : mon attitude est reliée à celle des autres dans les deux sens. Vouloir que toutes les réponses viennent de l’extérieur, c’est aller contre la vie et la nature. En faisant cela, je suis à l’extérieur et je deviens le problème.

Oui, je contribue au monde dans lequel devis, ET J’AI LE CHOIX de ce que je pense, de ce que je décide, des actions que je mène. La pratique de la méditation m’aide à m’apaiser, à me pacifier. En reconnaissant qui je suis et comment je fonctionne, je peux DECIDER des graines que je veux semer : la colère et la haine ou la joie et la paix ? A quoi je souhaite contribuer ? Qu’aimerais-je, en conscience, impacter ?

La résolution d’un conflit, quelle que soit son échelle, ne passe pas par l’autre mais par soi. En me pacifiant, je pacifie le monde.

Je vous livre trois textes inspirants, tiré d’un livre formidable : « La paix, ça s’apprend » du non moins inspirant Thomas d’Ansembourg, qui interviendra à mes côtés lors de la soirée « méditation au musée » au Palais des Beaux-Arts de Lille le 15 janvier 2019.

« L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes – sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. Mais cette réussite-là n’est pas accessible sans un travail d’introspection véritable et une connaissance de ses forces et de ses faiblesses. La détention a au moins le mérite d’offrir une bonne occasion pour travailler sur sa propre conduite, corriger le mauvais et développer le bon que l’on porte tous en soi. La pratique régulière de la méditation, disons un quart d’heure chaque jour avant de se coucher peut y être fort utile ».

Nelson Mandela, texte écrit en captivité.

« À chacun d’entre nous il est donné de découvrir qu’en changeant lui-même, il peut contribuer à changer quelque chose dans le monde. Cet impératif est mystérieux parce qu’il porte en lui la fabuleuse idée que n’importe qui peut ébranler le monde. Mais cet impératif est logique car si je ne me décide pas, ni toi ni lui ni nous tous, à emprunter cette voie, le monde où nous vivons, que nous contribuons à créer et dont nous sommes responsables ne pourra jamais bouger non plus. Chacun d’entre nous doit commencer par lui-même. Si nous devions tous attendre que l’autre commence, l’attente ne finirait pas. »

Václav Havel

« Plus le cœur de la personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer. […] Lobsession d’un style de vie consumériste ne pourra que provoquer violence et destruction réciproque, surtout quand seul un petit nombre peut se le permettre. […] Prêter attention à la beauté et l’aimer, nous aide à sortir du pragmatisme utilitariste. Quand quelqu’un n’apprend pas à s’arrêter pour observer et pour évaluer ce qui est beau, il n’est pas étonnant que tout devienne pour lui objet d’usage et d’abus sans scrupule. […] L’éducation sera inefficace, et ses efforts seront vains, si elle n’essaie pas aussi de répandre un nouveau paradigme concernant l’être humain, la vie, la société et la relation avec la nature. »

Pape François, Laudato si.

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